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Une soirée pour dire, pour se réunir

La salle du Tam Tam attend les artistes lundi prochain. Crédits photos Rosalie Lemire
La salle du Tam Tam attend les artistes lundi prochain. Crédits photos Rosalie Lemire

Ayant été inspiré par le mouvement de solidarité qui a suivi le terrible événement du 29 janvier dernier au Centre Culturel Islamique de Québec, plusieurs acteurs de la scène littéraire de Québec ont décidé de se réunir le 20 février prochain au Tam Tam Café pour une soirée de rencontres culturelles dénonçant la haine.

À la tête du projet, Lux et Maxime Plamondon ont réussi, à l’aide de plusieurs alliés, à réunir une quinzaine d’invités spéciaux qui performeront sur les planches du Tam Tam Café.

L’endroit ouvrira exceptionnellement ses portes un lundi et offrira des boissons avec et sans alcool pour convenir à tous. Il apparaissait important aux yeux des organisateurs d’avoir une grande salle pour accueillir le plus de gens possible.

« On veut mettre l’accent sur le besoin d’apprendre à se connaitre, de partager et d’être ensemble, explique la poète Emmanuelle Bouchard, pas de mettre de l’avant ce qui s’est passé le 29 au soir ».

Rencontré à ce sujet, l’homme de parole Maxime Plamondon tenait à créer une soirée pour ouvrir un « dialogue culturel » sans s’approprier une cause. « Notre objectif n’était pas de prendre en pitié une communauté ou de s’approprier un combat mais plutôt dénoncer la haine ».

C’est pourquoi ils ont dû trouver des personnes ressources qui ont fait le pont entre les différentes communautés pour que tout le monde y soit invité. Les organisateurs misent beaucoup sur la participation du public au micro ouvert. « On veut que tous les citoyens s’expriment de manière spontanée, qu’il soit à l’aise de venir prendre la parole » ajoute Maxime Plamondon.

Les artistes Wahmed Ben Younès, Mélissa Verreault, Émilie Turmel, Plaquie Zion, Salah El Khalfa Beddiari, Paméla Couture, Leigh Wright, Leïka Morin, Natalie Fontalvo, Mickaël Bergeron, Rachel Mussard ainsi que des membres du Collectif RAMEN auront chacun quelques minutes de scène pour s’exprimer sur des sujets divers mais tous unificateurs.

Plaquie Zion, ayant récemment attiré l’attention pour sa participation à la Revengeance des duchesses, y présentera un extrait de sa poésie. « C’est super intéressant que les gens puissent avoir une tribune, ou on peut célébrer une différence », commente la jeune femme.

Également de la partie, l’étudiante au Conservatoire de Québec Natalie Fontalvo montera sur scène pour y lire un texte de son cru. L’artiste multidisciplinaire, qui travaille présentement sur un spectacle portant sur les parcours migratoires, explore souvent des thématiques liées à l’identité. « Je prends la parole en tant qu’être humain qui croit en la liberté et l’égalité », précise-t-elle.

Conteur et poète, Wahmed Ben Younès se spécialise dans les histoires métaphoriques engagés. Il souhaite utiliser la soirée pour parler, de manière improvisée, de la société québécoise et dénoncer un « racisme institutionnel ».

Une soirée pour dire se tiendra dès 19 h 30 lundi prochain dans Saint-Sauveur. Sur place, certains des membres du collectif RAMEN vendront de la poésie instantanée. Tous les profits amassés lors de la soirée seront ensuite remis au Centre Culturel Islamique de Québec.

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