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Une fenêtre ouverte sur les jeunes

Courtoisie
Courtoisie

SALON NOUVEAU GENRE

 

Déjà, le Salon Nouveau Genre (SNG) en est à sa 8e édition! Campés dans le quartier Saint-Jean-Baptiste de Québec, plus de 100 créateurs de la relève vous présenteront encore une fois cette année le fruit de leur travail : céramistes, joailliers, ébénistes, créateurs de vêtements, designers, illustrateurs, auteurs, musiciens, sculpteurs et autres sont impatients d’échanger avec les visiteurs avides de découvrir des produits originaux et uniques, fabriqués ici même, par des artisans québécois.

L’événement, qui avait établi autrefois ses assises dans divers lieux de la ville, se tiendra pour une troisième édition consécutive à l’église Saint-Jean-Baptiste, située au 470, rue Saint-Jean à Québec, le samedi 8 décembre de 11 à 19 heures, et le dimanche 9 décembre de 11 à 18 heures. L’entrée est gratuite.

Olivier Bhérer-Vidal, fondateur et coordonnateur du salon, lui-même artiste, explique que la création de l’événement était à l’origine liée au constat que plusieurs jeunes créateurs de Québec avaient peu de moyens et de lieux mis à leur disposition afin de faire valoir leur art. Questionné sur la pertinence de la tenue annuelle ou semestrielle d’un tel événement à l’ère d’Internet, alors que chaque artisan peut désormais procéder lui-même à la promotion et à la vente de ses créations sur le Web — parfois même gratuitement selon les plateformes utilisées et accessibles à tous — monsieur Bhérer-Vidal affirme qu’« Internet peut être très utile, mais dans beaucoup de cas, rien ne vaut un contact direct entre le créateur et le client, rien ne vaut le fait de toucher et de manipuler l’objet ou d’essayer le vêtement. » En effet, ce n’est qu’en présence de l’objet que nous pouvons en apprécier vraiment la qualité de fabrication. Qui plus est, les créateurs, eux-mêmes sur place lors du salon, peuvent discuter plus amplement de leurs produits avec les visiteurs. L’échange est beaucoup plus évident, convivial, personnalisé et spontané. Ainsi, il devient possible de présenter au besoin la démarche qui a conduit l’artiste à la création de son produit, de donner des conseils d’entretien, selon le cas, et de fournir l’explication des différents procédés de fabrication tout en prenant le soin de répondre aux questions soulevées par les visiteurs. Les commentaires du public sont alors réinvestis dans la réflexion du créateur. L’événement constitue de surcroît pour Monsieur et Madame Tout-le-monde une occasion de se familiariser avec une multitude de pratiques artisanales. En cela, le Salon Nouveau Genre tient lieu de sortie culturelle des plus enrichissantes pour tous, petits et grands. Internet, aussi présent soit-il devenu avec le temps dans nos vies quotidiennes, ne saurait certainement pas rivaliser avec la diversité, l’accessibilité et la convivialité que propose aux visiteurs la tenue d’une telle exposition animée par les créateurs eux-mêmes. Pour tout un chacun, s’offrir le plaisir d’une visite au salon, c’est aussi s’offrir le plaisir de l’exploration, de la découverte et, pourquoi pas, peut-être même d’un éventuel coup de cœur pour une création.

D’autre part, l’événement favorise la rencontre entre créateurs, alors que le Web, quant à lui, confine plutôt l’un et l’autre dans ses quartiers. Les artisans de disciplines connexes ou différentes ont alors l’occasion de prendre connaissance des réalisations de leurs confrères et consœurs, et le salon devient ainsi une source d’apprentissage et d’inspiration non négligeable. Quant à l’importance de la tenue de cet événement à Québec, monsieur Bhérer-Vidalaffirme que « pour le reste, c’est sûr que nous organisons le SNG parce que nous croyons qu’il faut acheter ce qui se fait ici autant que possible (pour plusieurs raisons évidentes, notamment l’environnement et l’économie) mais pour ça, il faut que les consommateurs aient accès à ce qui se fait ici. Et on se rend compte que les occasions sont rares pour les jeunes créateurs de présenter ce qu’ils font. Le SNG en est au moins une qui commence à faire sa place à Québec. » Il faut savoir que, depuis sa création, le salon a aidé plus de 250 créateurs différents à présenter au public le fruit de leur travail. Après avoir bénéficié de l’appui de Première Ovation, par les années passées, le salon opère maintenant pour cette 8e édition sans aucune bourse ni subvention. Le nombre d’artisans y participant n’a cessé d’augmenter depuis les débuts, et l’affluence des visiteurs a pris également de l’ampleur avec la renommée grandissante de l’événement.

À la veille des Fêtes 2012, il est certainement de mise de fuir quelque peu l’achalandage des centres commerciaux, et d’aller faire un petit tour au SNG pour encourager nos artisans et y quérir des cadeaux uniques, inattendus, qui n’auront d’égal que le soin que vous aurez mis à les choisir de manière entièrement personnalisée.

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