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Samuel Breton dit aurevoir au Centre Durocher

Crédits : Hubert Gaudreau
Crédits : Hubert Gaudreau

L’artiste visuel Samuel Breton semble être de tous les évènements depuis quelque temps. Sa toute dernière exposition solo Saint-Centre, Sauveur Durocher à la galerie d’Engramme est une autre réussite dans le parcours de l’homme originaire de Québec.

C’est avec une exposition brillante et rigolote que le centre d’artiste a décidé d’ouvrir la saison 2017. Saint-Centre, Sauveur-Durocher propose d’explorer en trois temps le quartier Saint-Sauveur. Diffusé en collaboration avec La Bande Vidéo, l’évènement accueille aussi une vidéo produite dans le cadre d’un projet de médiation culturelle avec SPIRA.

Dans la salle, deux vidéos, dos-à-dos sont mises de l’avant à l’entrée tandis qu’une projection plus contemplative, Globe Durocher Terrestre, a été installée sur la fenêtre du fond. Sur les murs sont présentés plusieurs sérigraphies ainsi que quelques objets.

Parmi ces objets, on retrouve deux cahiers de dessin de l’artiste pouvant être feuilletés par les visiteurs. Ils contiennent des croquis, des phrases et des pistes de recherches lancés par l’artiste. Ayant déjà mis en vente des reproductions de cahiers, l’artiste récolte les noms des personnes intéressées à se procurer le troisième tome qui paraitra aussitôt qu’il l’aura terminé.

Il faut dire que l’artiste, en plus d’exceller dans la communication de son travail, a un univers visuel unique qui vaut la peine d’être visité. Chaque dessin est une histoire, une réflexion profonde, mais comique sur des symboles forts et sur le sens qui leur est octroyé.

Centre Durocher

Armée d’un habile jeu de mots sur le quartier et l’endroit, l’exposition se plonge dans l’univers symbolique du Centre Durocher et de son architecture.

Après avoir fait l’actualité pendant un certain temps à cause de litiges entre la ville et la population, le centre Durocher a été démoli, emportant avec lui plusieurs décennies de vie collective. Samuel Breton lui redonne vie, l’espace d’un instant, dans une vidéo d’animation où il devient le décor de petites saynètes créées avec de jeunes enfants habitant le quartier.

Pour compléter cet hommage symbolique à l’endroit maintenant disparu, plusieurs sérigraphies au mur le représentent. De forme ronde, elles sont un mélange entre photographies du centre et estampes d’individus et de symboles, qui rappellent l’histoire du bâtiment.

Très actif dans le domaine du vidéo d’art, on avait pu croiser son travail lors de la dernière exposition Canadian Bacon. Il y exposait un court vidéo d’un manteau K-Way s’envolant comme un papillon.

Il était également du dernier symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul. Lors de cet évènement de 30 jours, qui portait sur le thème de la mobilité, monsieur Breton travaillait sur une courte animation ludique juxtaposant vidéo, dessin et performance. Il s’était alors fabriqué plusieurs faux objets qui pastichaient les symboles de la culture Inuit, ou plutôt la représentation « blanchifiée » que la société occidentale se fait de cette culture.

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