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Retour à nos premières amours

Courtoisie
Courtoisie

ÉDITO

Le cinéma… C’était en 2003. L’aventure a commencé avec le Séminaire populaire cinématographique de Québec. Deux jeunes novices plongeaient dans un projet nommé OptiK, s’alliant au directeur sortant du département de cinéma de l’Université Laval, monsieur Paul Warren. La série comportait quatre sujets décortiqués à travers huit projections. Premier thème : le cinéma américain. L’objectif était alors de le mettre à nu, de découvrir ses codes, ses recettes gagnantes, pour ensuite le ramener à une taille « normale ». La deuxième édition était consacrée au cinéma québécois et à nos héros. S’il y en avait eu une troisième, elle aurait porté sur le cinéma français. Comme nous avions un nouveau projet, une idée de magazine… Il a fallu faire des choix.

Toujours est-il que, dix ans plus tard, les membres fondateurs de Productions OptiK etc., l’éditeur de Bazzart, ont voulu souligner de belle manière une décennie de diffusion culturelle par un retour à leurs premières amours. Comprenez cependant que… plus ça change, plus c’est pareil. À peu de choses près en tout cas. Il faut bien admettre que la situation reste la même : toujours ce besoin de produire, toujours ce désir de divertir.

À travers ce numéro dédié au cinéma indépendant, la rédaction s’est évertuée à mettre en relief les deux côtés de la médaille : la production et la diffusion. La tâche n’est pas facile, puisqu’il y a naturellement une brèche qui sépare les visions respectives. D’une part, il y a le propos et la créativité. De l’autre, la rentabilité et le divertissement. Y a-t-il moyen de concilier les deux? Et si ce n’était qu’une question de publicité? Il faut en tout cas un médiateur.

Les sujets. À gauche, les artistes avec leur besoin d’expression. À droite, le public, qui réclame sa juste part de divertissement. Au centre, les diffuseurs, les organisateurs de festivals, les salles de projection, qui ne veulent pas y laisser leur chemise. À l’est, les cinéastes qui gagnent bien leur vie en écrivant des films à succès. À bâbord, des bailleurs de fonds qui doivent justifier leurs décisions. À trois heures, les médias qui s’en mêlent. Et d’en haut, les politiciens qui tracent des balises sans s’intéresser aux murs qu’ils construisent au centre de la pièce.

Mais revenons au cinéma indépendant. Limité dans notre espace éditorial, il a fallu trancher et admettre que nous ne ferions pas le tour de la question en quelques pages. Voici néanmoins des personnalités inspirantes qui nous livrent leur vision, qui répondent à des questions. Elles nous éclairent sur les directions que prennent les projets novateurs en cinéma. Comme vous le verrez, ce sont tous des profils différents, venant d’horizons diversifiés. Ils sauront, soyez-en assurés, éveiller votre curiosité sur un milieu qui n’a pas sa langue dans sa poche.

Cœur de mailles