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Olivier Bherer-Vidal et son Salon Nouveau Genre (ou la foire des artisans émergents)

 

Photo Jean-François Gravel
Photo Jean-François Gravel

LA FORMULE DU DO IT YOURSELF EST RELATIVEMENT SIMPLE. DEMANDEZ-VOUS AU PETIT MATIN EN VOUS LEVANT : 
« DANS QUEL MONDE AI-JE ENVIE DE VIVRE ? » 
ET « QUE PUIS-JE FAIRE POUR M’EN APPROCHER? »

À l’évidence, Olivier Bhérer-Vidal ( OBV ) est un homme d’action. Comment aurait-il pu en être autrement de l’instigateur du Salon Nouveau Genre, qui en sera à sa 6e édition les 10 et 11 décembre prochain.

L’amorce de cette initiative tire son origine d’une carence dans la Grande Capitale, qui regorge d’artistes de talents. Bien que ce type de salon existe à Montréal, Bruxelles et ailleurs dans le monde, il n’y avait rien de semblable à Québec. Et OBV, qui est doté à la fois d’un caractère primesautier et d’un sens des responsabilités, s’est lancé dans l’aventure sans savoir où ça le mènerait. Il faut dire que c’est un adepte de la philosophie « Do it yourself » ( faites-le vous-même ), un mode de pensée qui offre une alternative en opposition au monde d’ultra consommation dans lequel nous vivons. Le but est de créer ce que nous avons envie de voir exister.

Depuis sa mise sur pied en 2008, cet événement a profité à plus de 150 créateurs de la relève de Québec en métiers d’art, en arts visuels, en édition, en mode, en design et en musique, en leur offrant une vitrine pour diffuser leur travail. Le Salon Nouveau Genre permet aux participants, certes de présenter leurs œuvres, mais aussi d’explorer de nouvelles avenues, de tester des idées et d’obtenir des réactions du public. Les avantages pour ce dernier sont également nombreux : découvrir des talents d’ici, consommer local et écoresponsable, avoir accès à des créations inédites et pouvoir offrir des cadeaux souvent audacieux et novateurs.

Depuis la première édition, le nombre de créateurs qui s’associent au Salon Nouveau Genre a toujours augmenté et l’affluence s’est sans cesse décuplée. C’est une belle démonstration de la nécessité d’un tel événement à Québec et surtout une preuve que le public est intéressé à découvrir de nouveaux talents. Il est prêt à acheter des œuvres et des produits d’ici.

Aujourd’hui, OBV désire que l’essor du salon se poursuive, tout en respectant sa vocation de demeurer convivial, accessible et ouvert à une variété de disciplines. Mais la tâche s’accroît au fur et à mesure que l’engouement se propage. Le besoin de s’associer à un organisme ou de trouver des commanditaires se fait sentir, car la mise en place d’une infrastructure
devient nécessaire à la coordination du Salon Nouveau Genre. L’événement demande de plus en plus d’organisation. N’hésitez pas à vous manifester, si le concept vous branche !

Par l’édition de ce catalogue, le magazine culturel Bazzart promeut l’initiative vivifiante d’Olivier Bhérer-Vidal et souhaite longue vie au Salon
Nouveau Genre 
!

Cœur de mailles