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Le RAMEN est prêt

De gauche à droite : Simon Douville, Manon Richard, Lux, Juliane Charbonneau. Alix Paré-Vallerand et Sébastien Émond. (Absents de la photo : Anaël Turcotte et Geneviève Morin)
De gauche à droite : Simon Douville, Manon Richard, Lux, Juliane Charbonneau. Alix Paré-Vallerand et Sébastien Émond. (Absents de la photo : Anaël Turcotte et Geneviève Morin)

 

Ils sont huit. Tous résidents de la ville de Québec et poètes. Ensemble, ils forment le collectif RAMEN. Inspirés par l’aspect comfort food de l’aliment bon marché, les rameniens proposent de la poésie instantanée portant sur des sujets variés souvent liés aux quartiers qu’ils habitent, Saint-Sauveur et Saint-Roch.

Formé il y a deux ans dans le but de diffuser et faire vivre la poésie, le collectif de la basse-ville est plus fort que jamais. Après une année pleine de changements, de départs et d’ajouts de membres, RAMEN s’est stabilisé à huit poètes actifs, dont cinq des membres fondateurs. « On a réévalué nos valeurs, notre mission, ce qu’on était. Il n’y a pas grand-chose qui a changé au final » explique Anaël Turcotte à propos de la dernière année de transition.

Outre la basse-ville, les auteurs abordent plusieurs thèmes communs dans leurs textes qu’ils signent individuellement et publient sous forme de fanzines. Tout comme l’aliment qui représente le collectif, les textes des auteurs s’encrent dans l’instant présent, le quotidien et font souvent écho à la précarité financière.

Jeunes projets

Le collectif souhaite jouer un rôle dans la « transformation » du milieu de la poésie à Québec. Alors qu’on apprenait que le collectif Réparation de poésie abandonnait les soirées de poésie à la librairie Saint-Jean-Baptiste et, plus tard, la fermeture du Bureau des affaires poétiques (BdAP), le collectif a voulu revivifier le milieu poétique de la ville et reprendre les bases délaissées par les prédécesseurs plus âgés. « Il y a une génération de poètes qui est vraiment fatiguée. C’est pour ça qu’ils nous passent le flambeau », commente Lux.

C’est sans doute pour cette raison que l’artiste multidisciplinaire Hélène Matte les a approchés au début de l’année pour reprendre les soirées de la poésie à la librairie Saint-Jean-Baptiste. Depuis, RAMEN invite chaque troisième vendredi du mois son public à assister à une soirée thématique à la « lib ». En plus de recevoir des auteurs invités, le collectif propose un micro ouvert inclusif à la fin de la soirée.

Deux Rameniennes, Alix et Lux, ont d’ailleurs été nommées sur le nouveau comité d’administration du BdAP, qui a annoncé sa réouverture en octobre dernier. Toutes les deux font partie du comité de programmation pour la dixième édition du mois de la poésie en mars 2017.

Plusieurs publications sont aussi à prévoir pour le collectif. Ils préparent, entre autres, un fanzine de recettes de nouilles ramen accompagnées de photos et de poèmes. Quelques publications seront d’ailleurs en vente lors de leur présence au Salon Nouveau Genre le 4 décembre prochain.

La genèse

Avant d’être tel qu’on le connait, le collectif est passé par plusieurs étapes et changements.

« La poésie est une maladie transmissible textuellement », publiait sur sa page Facebook l’ancien membre du collectif Simon Poirier en avril 2014. C’est à partir de ces quelques mots qu’est né le collectif RAMEN. Depuis, ils sont plusieurs à commenter sans relâche cette même invitation lancée il y a maintenant près de trois ans par monsieur Poirier à créer de la poésie directement sur cette publication.

C’est plus de 149 000 commentaires commençant tous par les deux mêmes mots, la poésie, que le Thread cumule. « Le but initial était d’atteindre 15 000 commentaires pour topper l’Iliade d’Homère, précise Lux, mais après on a tous continué parce qu’on avait trop de plaisir ».

Si bien que l’année suivante, les principaux participants virtuels ont décidé de s’unir pour créer un collectif littéraire à « saveurs instantanées ». S’en sont suivies quelques publications de fanzines et prestations, dont « la poésie sur le fil », au Studio P, qui s’orchestrait autour du fil Facebook.

À l’automne 2015, le collectif a pu se procurer de l’équipement afin de devenir autonome dans la production des fanzines et des macarons. Une des bourses Projets émergents du Centre résidentiel et communautaire Jacques-Cartier leur a permis de financer leur projet et de venir en aide à plus de 50 artistes de la ville de Québec gravitant autour du collectif, affectueusement nommée la Raménésie.

 

À suivre pour le collectif et ses membres :

Lancement de Gâteaux glacés de Geneviève Morin : 25 novembre

Salon Nouveau Genre : 3 et 4 décembre ( Présence de RAMEN le dimanche seulement)

 

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