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Le Mois Multi et l’expérience commune

Simon Drouin et Julie Delorme du Bureau de L'APA . Crédits photo: Chloé Surprenant
Simon Drouin et Julie Delorme du Bureau de L’APA . Crédits photo: Chloé Surprenant

Le Mois Multi a dévoilé sa programmation 2017, une édition portant sur la nécessité d’être ensemble. Après avoir contemplé le monde lors de l’édition précédente, la commissaire Ariane Plante nous propose cette fois-ci de réfléchir aux notions d’expériences communes et d’appropriation du territoire par le truchement du jeu. Il s’agira donc d’une 18ème édition où l’interaction avec et par le public sera de mise, du 2 au 26 février prochain.

Pour le moment, deux performances et six installations ont été dévoilées, participant à une réflexion profonde sur la notion de communauté.

En ouverture du festival international d’arts multidisciplinaires et électroniques de Québec sera présentée en primeur mondiale Impakt, une performance de l’artiste international Herman Kolgen (QC) qui questionnera notre rapport aux objets du quotidien qui nous semblent, de prime abord, inoffensifs. Une performance à la fois audiovisuelle et balistique où la force et l’impact de projectiles infligés à un être virtuel marqueront son corps dont on observera l’évolution.

Une autre première mondiale nous sera proposée avec la performance Entrez nous sommes ouverts par Le bureau de l’APA (QC). Une nouvelle création qui nous interrogera sur l’émergence des idées et notre capacité de réaction face à ces nouveaux concepts. Une performance qui se base sur les effets d’appuyer sur un bouton, geste anodin en apparence, partie intégrante de notre quotidien, qui peut pourtant avoir des répercutions importantes ou encore insoupçonnées.

Au rang des installations, l’artiste européenne Karina Smigla-Bobinski (Allemagne) invitera le public à expérimenter ADA, une machine à dessiner sphérique, gonflée à l’hélium, que les spectateurs manipuleront à leur guise dans une salle immaculée. Une oœuvre interactive qui permettra l’expérience commune sans aucun doute.

Le duo Marswalkers (Colombie/Canada) sera de retour au festival pour nous offrir Noctiluca Scintillans, une oeuvre photoluminescente jouant avec les effets optiques et notre persistanc rétinienne, histoire de nous dérouter et de nous confronter à nos propres chimères.

Steve Bates et son installation Concertina prendra ses quartiers à la galerie L’oeil de poisson du 19 février au 19 mars. À travers la diffusion du son d’un accordéon et d’un signal sonore propagé par des fils de barbelés, l’artiste aborde les notions de frontières, d’interculturalité et de flux migratoires, des notions qui reflètent fortement notre époque.

Le studio d’Avatar accueillera un ensemble de sculptures sonores cinétiques créé par l’ontarienne Marla Hlady et intitulé Spincycle. Cette installation captera les sons du lieu et de ses visiteurs pour ensuite les distiller dans l’espace d’exposition ; une poésie acoustique fortuite qui reliera les spectateurs au lieu et au dispositif mécanique de l’oeuvre.

Enfin, l’artiste britannique Kelly Richardson présentera chez VU- Espace européen, Orion Tide, un montage vidéographique qui joue avec nos perceptions et nous interroge sur la véracité des images qu’on nous donne à voir. Une œuvre basée sur la manipulation d’images documentaires et qui offre une vision aussi belle qu’inquiétante, tenant notre curiosité en éveil et alimentant notre réflexion sur notre propre pouvoir d’imagination.

La programmation complète du 18e Mois Multi sera dévoilé en janvier prochain mais cet avant goût propose déjà de belles expérimentations artistiques.

À noter que toutes les installations sont accessibles gratuitement et que les pré-ventes pour les performances sont effectives jusqu’au 10 janvier 2017.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur mmrectoverso.org

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