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Le Labo de Noël Guyomarc’h à Québec

Première partie de l'exposition Le Labo. Crédits photo : Materia
Première partie de l’exposition Le Labo. Crédits photo : Materia

Le Centre Materia expose depuis le 11 novembre le fruit du labeur de plusieurs joailliers dont le processus créatif a été encadré par le galeriste Noël Guyomarc’h. Après plus de cinq ans à donner des formations créatives nommées  le labo à Montréal, le spécialiste se déplacera cette année à Québec pour former six joaillières de la région.

« Noël, ce n’est pas un joaillier ni un historien de l’art, mais c’est un grand passionné du bijou contemporain », explique la directrice du Centre Materia, Amélie Marois. Après avoir ouvert boutique à Montréal, le spécialiste était à la recherche de créateurs québécois à la hauteur de ses attentes.

Après un certain temps et des recherches peu fructueuses, monsieur Guyomarc’h décide d’ouvrir lui-même un espace de réflexion aux artisans du bijou, le Labo. « C’est comme un laboratoire d’exploration du bijou contemporain, précise madame Marois, [il] offre aux joailliers de Québec la possibilité d’avoir une critique et d’approfondir leur travail de recherche. »

Des joaillières de Québec

Mais depuis peu, le créateur se déplace dans la capitale pour former de jeunes créatrices d’ici. Elles ont été choisies pour une année de formation afin d’explorer les limites de leur métier et pousser leur recherche créative. Monsieur Guyomarc’h les guidera afin qu’elles développent chacune une signature et un chemin d’exploration personnelle grâce à des ateliers thématiques dirigés.

Parmi elles, nous soulignons Sylvie Laurin, artiste visuelle de Québec qui pratique la joaillerie depuis 2010. Grandement inspirée par les matériaux atypiques ­(comme l’utilisation de composites électroniques ou encore d’ossements), madame Laurin sera encadrée par monsieur Guyomarc’h pendant la prochaine année.

Sandra Woolfrey, Sonia Beauchesne, Marie-Hélène Bélanger et Stéphanie Letarte seront également de la partie et travailleront avec le galeriste à la création de sculptures portatives s’apparentant plus à la pièce artistique qu’au bijou traditionnel tel qu’on le connait.

« C’est le genre d’exploration qui dépasse le bijou décoratif, qui est vraiment dans la conception d’une œuvre », conclut la directrice responsable de l’exposition à propos de la formation octroyée par monsieur Guyomarc’h.

L’exposition à Matéria

La galerie du Centre Matéria souhaite briser les limites instaurées entre l’art et les métiers d’art. C’est dans cette logique qu’ils accueillent jusqu’au 25 décembre les créations de 16 artistes de Montréal ayant suivi la formation du réputé galeriste.

La première partie de l’exposition est réservée aux créations de la première année. Elle se compose de pièces explorant la forme autant que les matériaux, qui sont restées non-vendues et qui n’ont pas été consumées par le temps.

Une deuxième section met en scène les pièces fabriquées après les deux années de formation. « On voit comment l’exploration faite dans les labos de Noël est devenue partie intégrante de leur pratique en joaillerie contemporaine » conclut madame Marois.

 

Voir aussi Une réflexion sociale, un texte de Camille Breton-Skagen sur la galerie de Noël Guyomarc’h.

 

 

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