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La beauté des symboles

À la dérive, 2011. Grès, oxyde, voile, bois, cordes, chaîne, clé, 57 (haut) x 20 x 5,5 po. Photo Isabelle Houde
À la dérive, 2011. Grès, oxyde, voile, bois, cordes, chaîne, clé, 57 (haut) x 20 x 5,5 po. Photo Isabelle Houde

HÉLÈNE LAROUCHE

ARTSYMBOLISTE.BLOGSPOT.COM

 

Ce qu’Hélène Larouche crée est profondément original. Toujours figuratives, ses œuvres, sculptures ou peintures, sont très esthétiques et très touchantes. L’artiste attire le spectateur par la beauté de ses réalisations, pour ensuite le désarçonner par la profondeur du message souvent sérieux, très sérieux même.

Sa double formation en génie rural puis en arts visuels imprègne son œuvre, tout comme son enfance à Saint-Jérôme, près de la nature, sur les lacs, à la pêche avec son père. C’est durant ses années à la polyvalente qu’elle côtoie l’art pour la première fois, dans un atelier de céramique ensoleillé toujours ouvert et accessible à tous les étudiants. Ce fil conducteur la suivra toujours.

Hélène Larouche travaille le symbole. Elle commence un chantier de façon très intuitive, partant d’un objet trouvé, récupéré d’une idée ou d’un message. Et, dans un second temps, c’est sa formation scientifique d’ingénieure qui la guide pour structurer la démarche qui permettra de créer l’objet. Les matériaux qu’elle affectionne sont la céramique, le bois, l’huile et, plus récemment, les collages.

Elle assemble, détourne et transforme, elle cherche les marques d’usure, les traces du temps qui a passé et des usages qui se sont succédé. Une fois terminée, l’œuvre est souvent d’un très grand format. Le collectionneur intéressé par ses œuvres a accès aux nombreuses photos que l’artiste rassemble dans des albums pour documenter son travail. (MK)

Cœur de mailles