Accueil / 2014 - Vol. 8 No 4 / L’année Québec

L’année Québec

Le documentaire de Julie Lambert, sur le phénomène grandissant de la chasse au féminin, a remporté pas moins de trois prix en compétition, dont celui du public.
Le documentaire de Julie Lambert, sur le phénomène grandissant de la chasse au féminin, a remporté pas moins de trois prix en compétition, dont celui du public.

Partenaire CHRONQIUE : Festival de cinéma de la ville de Québec

Le Festival de Cinéma de la ville de Québec (FCVQ) a connu une dernière édition des plus marquantes. Certes, le festival a permis aux spectateurs de Québec de voir des films attendus (Mommy de Xavier Dolan), mais il a surtout offert une place de choix aux œuvres provenant de la capitale. Oui, des films de Québec, et en grand nombre.

« C’est exceptionnel! », lance Olivier Bilodeau, directeur de la programmation du FCVQ. « Sur cinquante longs-métrages sélectionnés, nous en avons programmé six de Québec. C’est une année faste pour le cinéma de la Capitale. » Parmi eux, soulignons deux fictions mettant en valeur des quartiers de la ville : 2 temps, 3 mouvements (Christophe Cousin), tourné dans Vanier, et Limoilou – le film (Edgar Fritz), tourné à… nous vous laissons deviner.

Les courts-métrages d’ici ont également eu une place de premier ordre puisque, la veille de la cérémonie d’ouverture, le FCVQ a choisi de leur consacrer une soirée entière. D’abord avec le lancement du projet collectif El Djazaïr mon amour, soit cinq films réalisés en Algérie par des cinéastes de la relève (Samuel Matteau, Elias Djemil, Yannick Nolin, Michaël Pineault et Guillaume Fournier). Puis avec une sélection de courts-métrages de la ville de Québec.

Un autre moment fort était l’hommage rendu à Richard Lavoie, réalisateur prolifique d’une soixantaine de films, en majorité documentaires. Fils d’un pionnier du cinéma, Herménégilde Lavoie, monsieur Lavoie a réalisé son premier contrat pour un certain René Lévesque, en allant filmer des Inuits au Nord du Québec. De nombreux documentaires suivront, dont une douzaine étaient programmés au FCVQ.

La place du documentaire a d’ailleurs pris de l’ampleur dans la programmation du festival. Olivier Bilodeau est fier de ce choix : « Le documentaire est un genre qui plait toujours au public de festivals. D’ailleurs, les prix du public vont souvent aux documentaires. » Les cinéastes de Québec en font quasiment une spécialité. Alors pas étonnant une fois de plus de trouver dans la section Espace Doc des films comme La vie selon Morgue de Jean Fontaine ou We are a one man band, co-réalisé par Audrey Pernis.

Enfin, comment ne pas souligner le vrai grand gagnant du festival, Un film de chasse de filles. Le documentaire de Julie Lambert, sur le phénomène grandissant de la chasse au féminin, a remporté pas moins de trois prix en compétition, dont celui du public. La réalisatrice n’a pas caché sa fierté d’avoir fait son film « à Québec ». Mais selon Olivier Bilodeau, cette reconnaissance va bien au-delà d’une distinction locale : « Nous avons eu un coup de cœur pour ce film, peu importe son origine. Un film de chasse de filles est un documentaire de calibre international. Je suis certain qu’il se démarquera ailleurs. »

Le FCVQ est appelé à grandir. Le cinéma de Québec sera-t-il encore au rendez-vous?

fcvq.ca

Le documentaire de Julie Lambert, sur le phénomène grandissant de la chasse au féminin, a remporté pas moins de trois prix en compétition, dont celui du public.
Le documentaire de Julie Lambert, sur le phénomène grandissant de la chasse au féminin, a remporté pas moins de trois prix en compétition, dont celui du public.
Cœur de mailles