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Le ballet rayonne

Christiane BÉLANGER, directrice du Ballet de Québec et de l'école de danse qui porte son nom. Photo Christiane BÉLANGER
Christiane BÉLANGER, directrice du Ballet de Québec et de l’école de danse qui porte son nom. Photo Christiane BÉLANGER

Partenaire : École de danse Christiane Bélanger

Ballet de Québec

Québec est une ville classique. Son architecture et son histoire lui rappellent continuellement ses origines européennes. Cela dit, il y a une discipline qui, plus que d’autres dans cette belle ville, passe inaperçue et ne jouit pas de la reconnaissance que nous accordons à l’opéra et à la musique symphonique.

Le ballet, ses étoiles et sa relève demeurent une rumeur dans la Capitale-Nationale. C’est ce que nous signale Christiane Bélanger, directrice du Ballet de Québec et de l’école de danse qui porte son nom, laquelle accueille pas moins de 650 élèves qui y étudient exclusiment le ballet.

« L’origine du ballet remonte au XVe siècle. La technique a connu un essor important pendant la période de Louis XIV, en France, ce qui explique qu’il y ait beaucoup de vocabulaire propre au ballet en français », explique Christiane Bélanger. « Après, il y a eu la technique russe et l’aspect plus sportif de la discipline est apparu, impliquant le souci de performance et imposant la volonté d’atteindre la perfection. »

En effet, le ballet a connu plusieurs phases de développement. La discipline a beaucoup voyagé et a pris pied sur tous les continents. Avec le temps, il s’est codifié. Aujourd’hui, un danseur de ballet mature est un maître incontesté de la danse. « Le ballet, c’est un peu comme un doctorat. Il faut commencer très jeune, vers l’âge de quatre ans, et les exercices façonnent le corps, l’allongent », mentionne madame Bélanger. « Le ballet va étirer le muscle et rapprocher le danseur de l’agilité du chat; c’est très fluide. Et c’est très long avant de maîtriser certains mouvements, notamment le fouetté. » Ne devient pas ballerine qui veut.

Cela dit, un spectacle de ballet, aujourd’hui, prend plusieurs formes. Il peut puiser dans le répertoire classique, comme l’incontestable Casse-Noisette, tout comme il peut s’agir d’une création originale, et, dans les deux cas, être actuel dans la forme. « J’ai composé des ballets contemporains à partir de vieux contes classiques comme Blanche-Neige et La Belle au bois dormant, qui ont fait salle comble au Grand Théâtre de Québec. Aucune compagnie locale ne l’avait fait depuis 20 ans », raconte madame Bélanger. À ce propos, BAZZART vous invite à visiter le site Internet du Ballet de Québec, où plusieurs vidéos des productions passées et en cours sont disponibles.

« Partout au Canada, le ballet rayonne; il s’adapte et change avec les années. Il est en mouvance, » soutient la directrice, qui donnait une conférence en octobre dernier sur le Ballet de Québec et la place du ballet au Canada, lors de son passage au festival de danse contemporaine Danxica à Cancun (Mexique). Elle y a également présenté Vortex, sa dernière création, qui aborde l’environnement et qui intègre des projections au travers des chorégraphies originales.

Pouvons-nous voir un spectacle de ballet à Québec? Madame Bélanger y travaille; le développement du ballet dans la capitale lui tient particulièrement à cœur. Ce sera d’ailleurs le sujet de la suite de cette chronique, qui paraitra dans notre prochain numéro.

christianebelanger-danse.com

leballetdequebec.com

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