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Éloges à une femme-orchestre

Photo Ballet de Québec
Photo Ballet de Québec

Partenaire : Le Ballet de Québec

Danseuse et chorégraphe professionnelle dans le secteur du ballet classique et contemporain, Christiane Bélanger a mis sur pied quatre organismes – une école, un diffuseur, un producteur et un exportateur –, qui ont permis au ballet de s’implanter à Québec. De rien, ou si peu, elle a réussi à vivre et à partager sa passion. À ce jour, plusieurs milliers de jeunes ont profité de ses initiatives.

L’histoire commence en 1989, après qu’un événement tragique l’ait poussé à revoir son plan de carrière, puis à ouvrir l’école Christiane Bélanger-Danse/L’École du ballet de Québec. S’élevant au bas de la côte Saint-Sacrement, l’école, qui accueille des jeunes dès l’âge de trois ans, soufflait l’an dernier ses 25 bougies. Récemment, l’école Christiane Bélanger-Danse s’associait au Cégep Garneau pour offrir la formation au niveau collégial.

Madame Bélanger s’entoure de professeurs d‘expérience, diplômés du Conseil International de la Danse. Par exemple, madame Marilène Fortin, originaire de Québec, a parfait sa formation en Russie. Quant à Émilie Delbée, elle s’en est sortie avec un premier prix du Conservatoire National de Paris en plus de danser à l’Opéra de Paris et chez Béjart Ballet Lausanne. Aujourd’hui, ses élèves se distinguent dans les concours nationaux et obtiennent des places dans des écoles canadiennes de renom.

En 2001, madame Bélanger s’est retroussé les manches à nouveau et, avec « les moyens du bord » et plusieurs amis, elle a fondé le Centre Uriel, un diffuseur spécialisé en danse classique. Le lieu est maintenant un environnement artistique stimulant, arborant des œuvres d’art sur tous ses murs.

Simultanément, Le Ballet de Québec voyait le jour, une compagnie de production vouée au ballet contemporain et classique. Son programme est essentiellement constitué de spectacles de contes classiques, comme La Belle au bois dormant. L’organisme se permet aussi des créations contemporaines, telles Vortex*. Chaque production compte une quinzaine de danseurs, dont des professeurs de l’école et des jeunes, une formule courante dans le domaine du ballet.

L’apogée de toutes ses réalisations aura lieu le 30 mai 2015 au Grand théâtre de Québec, lors de la grande finale de la première édition du concours international PETIPA. Organisé par la Société de Ballet du Québec – la dernière née des quatre compagnies, celle-ci vouée à l’international ( 2012 ) –, ce concours présentera des étudiants en danse, des danseurs préprofessionnels et professionnels, des écoles et des compagnies de ballet. Ils sont invités à se produire devant « un jury international de haut niveau afin de remporter les honneurs et l’une des nombreuses bourses proposées par de grandes écoles de ballet en Europe, en Amérique et en Asie ». Seront présents des représentants de l’Opéra de Paris, de la Scala de Milan, du Kirov, du Bolchoï, de l’American Ballet Theater, du New York City Ballet, de Monaco, de Chine, du Japon et bien sûr du Canada et du Québec.

leballetdequebec.com

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