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Professionnel du cliché

Photo Jean-philippe WALLET / istockphoto
Photo Jean-philippe WALLET / istockphoto

Partenaire : Centre de formation professionnelle Maurice-Barbeau

Avec l’intégration de lentilles de qualité aux appareils mobiles et le développement apparemment sans limite des applications mobiles et des réseaux sociaux, chaque individu est à même de devenir un photographe de renom. Un sujet quelconque, un angle de vue moyen, quelques filtres dans Instagram, et le tour est joué! Non?

Pas vraiment. La frontière entre le photographe amateur et celui dit professionnel est simple : le revenu qu’on tire de ses contrats.

Il y a une base à acquérir, un langage technique à maîtriser et un accès au matériel nécessaire à la prise de vue souhaitée. Entre aussi en jeu la créativité; pas celle qui vient comme un don à la naissance, mais plutôt celle qui se travaille, se peaufine, se partage. Finalement, un traitement en post-production (non plus en chambre noire devant des bassins de solutions chimiques mais plutôt, en 2016, devant quelques logiciels spécialisés) assure au photographe de livrer sa vision telle qu’il l’imaginait avant d’appuyer sur le déclencheur.

L’amateur présente ensuite ses créations au club-photos de son quartier, participe à des concours, gère sa galerie web. Et il s’arrête là.

Pour le professionnel, l’aventure commence. Parce qu’avant de charger les piles de sa caméra, avant d’installer les deux unités de flash et les trois réflecteurs autour de son sujet, dans le studio, il est entré en contact avec son client. Il a négocié les conditions de son travail à l’intérieur d’un contrat, s’est assuré de la disponibilité des lieux et du matériel, s’est entendu sur une rémunération et une licence d’utilisation des photos. Dans une société de droit, l’aspect légal de l’utilisation de l’image est complexe et important.

Le photographe professionnel doit finalement s’assurer que la post-production qu’il applique à ses fichiers est en phase avec les besoins de son client. Il doit développer sa clientèle, en respectant ses engagements et en assurant de bonnes relations interpersonnelles avec les acteurs impliqués.

Le photographe qui souhaite devenir professionnel, dans sa quête d’autonomie, doit être épaulé, guidé. Outre les aspects artistiques et techniques tels que la composition d’image, l’analyse et l’étude du sujet, des concepts et des thèmes, l’utilisation d’équipements de studio, la direction de modèles ou les différences entre un éclairage papillon et un clair-obscur, une formation comme celle du Centre de formation professionnelle Maurice-Barbeau couvrira les aspects légaux, d’une complexité étonnante, de gestion d’entreprise et de développement d’affaires.

Même l’autodidacte a besoin de support pour franchir la frontière de l’amateur au professionnel : il doit évoluer avec des pairs, assimiler l’expérience de professionnels établis, partager avec d’autres créateurs. L’obtention d’un diplôme n’assure pas la créativité absolue, ou une raison artistique aboutie; elle permet plutôt de réfléchir sur le contenu d’une œuvre, stimuler des conditions gagnantes et développer un sens critique face aux images auxquelles nous sommes exposés.

manouvellecarriere.com

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