Accueil / Culture / Bilan du Carnaval de Québec : des promesses festives

Bilan du Carnaval de Québec : des promesses festives

De gauche à droite, Caroline Roy (vice-présidente du bureau Léger à Québec), Alain April (président du conseil d’administration), Mélanie Raymond (directrice générale). 8 juin 2016. Crédit photo : Sabrina Lalonde
De gauche à droite, Caroline Roy (vice-présidente du bureau Léger à Québec), Alain April (président du conseil d’administration), Mélanie Raymond (directrice générale). 8 juin 2016. Crédit photo : Sabrina Lalonde

Le 8 juin 2016, BAZZART se rendait à la conférence de presse qu’avait organisée le Comité d’organisation du Carnaval de Québec sur le bilan du Carnaval de Québec de cette année.

La baisse importante de l’achalandage du carnaval de l’hiver dernier oblige l’organisation du Carnaval de Québec à revoir leur offre. Elle souhaite pour l’édition 2017 un carnaval plus festif et participatif afin d’inciter un plus grand nombre de festivaliers à se joindre aux divers évènements hivernaux.

Le bureau Léger à Québec a mené une enquête auprès de la population qui avait pour mandat d’améliorer les éditions carnavalesques à venir. Les données recueillies proviennent de différents groupes d’individus, de ceux qui aiment le carnaval aux « infidèles », c’est-à-dire des citoyens qui ne se rendent pas au festival pour diverses raisons.

L’un des constats consiste à l’amélioration de l’aspect promotionnel afin de rejoindre d’une meilleure façon la population. Deux solutions ont été notées. L’une est de faciliter l’accès de leur site Internet et l’autre de leur présence en ville. Lors de l’enquête, des sondés ont en effet exprimé qu’il y avait un manque de communication de la part du carnaval. De plus, l’offre de la programmation a reçu des réponses négatives. Un autre défi sera de créer un engouement autour du festival pour attirer la clientèle.

« Le carnaval est un créateur de beaux souvenirs. Il faut impressionner chaque année. La barre est haute », analyse Caroline Roy, vice-présidente du bureau Léger à Québec.

Des remèdes sur la table de travail

Les résultats de l’enquête appellent les changements. Outre l’aspect promotionnel et les nouveaux sites, plusieurs plans sont analysés pour remédier à la situation de la perte d’achalandage. Le Carnaval parle d’abord de décentraliser et de décloisonner la fête.

Des nouveaux sites sont prévus pour l’année prochaine. Selon la « faisabilité du projet », plus ou moins cinq sites seront rajoutés. Des lieux publics extérieurs de la ville de Québec qui n’accueillent habituellement pas le Carnaval de Québec pourraient être sollicités. Chaque site sera dédié à une tranche d’âge en particulier. De cette façon, le comité d’organisation espère aller chercher un plus grand nombre de festivaliers.

La directrice générale, Mélanie Raymond, explique que le défi est d’innover, soit d’avoir des activités plus audacieuses et d’arriver à « séduire les gens plus jeunes et actifs de cœur ». Il s’agirait de réinventer les traditions. Les aspects épicuriens seront assurément dans la mire des changements. « Il faut être créatif pour vous surprendre », lance-t-elle.

Sujet à changement

Le budget alloué de 10 millions reste sensiblement le même cette année. Les effigies, soit la billetterie, continueront d’être vendues et il est assuré que Bonhomme restera. La mascotte est reconnue par les trois quart des Canadiens comme étant le personnage du Carnaval de Québec, affirme Alain April, président du conseil d’administration.

Certaines activités traditionnelles garderont une place dans la programmation, mais elles sont appelés à évoluer, tels les Défilés, le Palais du Bonhomme, les sculptures sur neige et la course en canot à glace. Les volets « Duchesses » et « Bougies » resteront, mais ils sont à moderniser. Les membres du comité sont restés vague sur la façon d’améliorer ces volets, autre qu’en insistant à les rendre plus festif et participatif. En définitif, tout doit être fait pour que les participants s’amusent.

En ce qui concerne la programmation, c’est en septembre prochain qu’elle sera annoncée en de plus amples détails.

Quelques chiffres des ventes

Surplus de 34 779 $ en 2016, reconstitution d’un fonds de prévoyance de 500 000 $, qui était le premier objectif du plan de relance de trois ans, c’est-à-dire de ramener l’équilibre financier. Maintenant, place au changement du Carnaval demandé par le public.

  Carnaval 2015 Carnaval 2016
Effigies vendues 75 000 77 500
Bougies vendues 35 000 41 300

 

Cœur de mailles