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Les élégies immobiles d’Amélie Proulx

Amélie Proulx, Léthargie I 2017
Amélie Proulx, Léthargie I, 2017

 

La Galerie 3 est heureuse de vous inviter au vernissage de sa nouvelle exposition solo, Les élégies immobiles, d’Amélie Proulx.

Les oeuvres faisant partie de l’exposition présentée à la Galerie 3 ont été réalisées lors d’une résidence de création unique et convoitée dans l’usine de céramique de Kohler Co., au Wisconsin, où une poignée d’artistes travaille tous les ans pendant trois mois au contact d’experts et ont accès à des équipements hautement sophistiqués. En 2017, quatorze résidents ont été sélectionnés, dont Amélie Proulx, sur les 300 postulants.

Les oiseaux des villes en tout et en parties sont les principaux sujets et modèles de ce mariage entre la technologie et la poésie, l’immuable et le quotidien en continuelle transformation. Ici encore et avec une force évocatrice démultipliée, Amélie Proulx manipule et « active » la céramique de diverses manières afin de créer des sculptures qui suggèrent un perpétuel glissement de sens dans le langage et dans la perception de phénomènes naturels.

De l’imprimante 3D au four, tout un procédé à inventer pour donner vie à l’art

Plusieurs des sculptures céramiques qui sont présentées dans cette exposition ont été créées grâce à des objets qui ont été numérisés avec un scanner 3D puis imprimés en plastique avant d’être utilisés pour en faire des moules de production. Les objets ainsi coulés en porcelaine ont par la suite été assemblés de diverses manières, de sorte à en modifier potentiellement la signification.

De l’accentuation des motifs à celle du paysage particulier qu’est l’atelier

Deux méridiens nouveaux qui chatouillent les paumes fait référence aux liens formels présents dans les impressions 3D de pattes de castor surdimensionnées, assemblées puis déposées sur une boîte de carton moulée en porcelaine. Outre cette référence, ces pattes de castor ainsi assemblées et déposées rappellent le quotidien de l’atelier et de son infini potentiel. La superposition de l’objet créé et de formes usuelles évoque ainsi subtilement le fait que le quotidien de l’atelier, avec ses boîtes, son matériel d’emballage et ses seaux dispersés, renferme un potentiel, des objets en devenir, des corpus nouveaux à matérialiser.

Une approche similaire a été utilisée pour la réalisation de la série Élégies, où un oiseau mort trouvé à l’extérieur de l’usine a été enveloppé dans du ruban d’emballage avant d’être moulé. Ce processus d’emballage laisse transparaître la présence de l’oiseau sans en révéler tous les détails. À la fois figé dans le matériel d’emballage et pétrifié par le processus de cuisson, l’oiseau évoque un temps immuable, mais aussi des tensions entre l’organique et l’inorganique qui se retrouvent depuis quelques années dans le travail de l’artiste.

Biographie

Amélie Proulx est une artiste multidisciplinaire qui vit et travaille à Lévis. Elle s’intéresse aux glissements de sens possibles dans le langage et dans la perception des phénomènes naturels. Elle détient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Concordia à Montréal (2006) et une maîtrise du Nova Scotia College of Art and Design à Halifax (2010). Son travail artistique a été présenté dans des expositions individuelles et collectives au Canada, aux États-Unis, en Australie ainsi qu’en France. En 2013, elle était la récipiendaire du RBC Emerging Artist People’s Choice Award présenté au Gardiner Museum de Toronto. En 2016, elle était la lauréate du Winifred Shantz Award for Ceramics remis par la Canadian Clay and Glass Gallery à Waterloo.  Amélie Proulx a réalisé diverses résidences de création, notamment au Frans Masereel Centrum (Belgique, 2006), au European Ceramic Work Centre (Hollande, 2014) et à Kohler Co. (Wisconsin, 2017) dans le cadre du programme arts/industry. Elle enseigne la céramique et les arts visuels à la Maison des métiers d’art de Québec et au Cégep Sainte-Foy. Amélie Proulx est représentée par la Galerie 3 à Québec. (Voir aussi le texte paru dans BAZZART Vol. 8 No 1 (2014))

Du 12 mai au 11 juin 2017
Vernissage le 12 mai 2017 à 17:30

247, rue Saint-Vallier Est, Québec

Source : Galerie 3

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